mardi 4 mai 2010

vendredi 12 février 2010

La cruauté envers les animaux : la réponse de saint Thomas d'Aquin

« Q. – Veuillez donc nous dire s’il y a péché de faire des cruautés à un animal privé de raison.
Peut-il y avoir péché grave dans certains cas ?
Que pensez-vous des sociétés protestantes pour la protection des animaux ?
Que dire de cette opinion : « L’animal est la chose de l’homme, il peut s’en servir, en abuser en le maltraitant, etc. » et pas de péché, tout au plus véniel ?
C’est une question à laquelle on répond bien diversement, et qui pourtant est très pratique.
Nous aimerions à trouver le cas traité dans l’Ami, si vous n’y voyez pas d’objections.

R. – Vous soulevez là une question assez difficile, mal posée souvent dans l’opinion publique, peu ou point du tout élucidée dans les auteurs de morale. Nous n’avons pas la prétention d’apporter une lumière complète dans un sujet que les maîtres de l’enseignement n’ont pas jugé à propos de traiter avec leur précision ordinaire. Notre but est plus modeste ; quelques idées claires peuvent surnager dans cet obscur problème ; ce sera beaucoup, et assez sans doute pour vous satisfaire, de les avoir exactement formulées et mises en évidence. »


mardi 2 février 2010

R. P. Félix Anizan, En Lui

Le présent ouvrage du R. P. Félix Anizan est destiné aux âmes intérieures. Se fondant sur S. Jean Eudes, Ste Marguerite-Marie, Ste Gertrude, etc., il expose avec une profondeur de vue, une audace inouïe aussi bien qu’une grande sûreté doctrinale, le prodigieux mystère de la dévotion destinée aux derniers temps : la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

Le Sacré-Cœur, c’est la manifestation de l’Amour infini de Dieu. Avant que vienne la fin, il veut et va triompher « malgré Satan ». Toutefois, son règne est premièrement intérieur ; à quoi servirait-il à l’homme de gagner le monde, s’il venait à perdre son âme ? Si nous voulons qu’Il triomphe dans le monde, qu’il règne déjà dans nos cœurs !

« L’amour, qui n’est pas la seule perfection de Dieu, est la seule qui explique parfaitement les rapports qu’Il veut avoir avec les âmes ; et si la justice, la sagesse, la puissance concourent à la production de toute œuvre divine, c’est l’amour cependant qui en est la cause principale et la juste mesure.
Dès lors plus les âmes s’approchent de leur Dieu tout amour, plus elles s’unissent au vrai principe de toute vie surnaturelle, et plus elles se disposent à en éprouver l’influence.
De ce chef on devine que l’âme unie au Sacré-Cœur reçoit la vie avec plus d’abondance. » (p. 119)

Un tableau grandiose est ici dressé de l’âme parfaitement identifié au Sacré-Cœur, qui est sa Vie. Puisse-t-il, selon le vœu de son pieux auteur, contribuer à montrer que la doctrine du Sacré-Cœur, loin de n’être qu’une source de grâces actuelles (bénédictions, consolations, etc.), n’est autre que l’illustration adorable de celle de la Grâce sanctifiante.
Quelques appréciations :

« Livre inspiré, écrit sous l’inspiration du divin amour
et destiné à faire aux âmes un grand bien. »

J.-B. Arista, évêque de Acireale.

« Superbe monument élevé à la gloire du Sacré-Cœur. »

Le Bulletin de la garde d’honneur.

« Comprendre ainsi et faire connaître sous ce jour la grande manifestation du Cœur de Jésus aux hommes,
c’est assurément faire œuvre salutaire entre toutes. »

Revue Thomiste.
10,7 x 17,4 cm, 316 pages
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dimanche 31 janvier 2010

Le Contrat de l’homme avec Dieu par le saint Baptême, S. Jean Eudes

C’est une chose déplorable à larmes de sang, de voir que d’un si grand nombre d’hommes dont la terre est peuplée, qui ont été baptisés, et par conséquent admis au rang des enfants de Dieu, des membres de Jésus-Christ et des temples vivants du Saint-Esprit, et obligés à mener une vie conforme à ces divines qualités, il y en a néanmoins beaucoup plus qui vivent en bêtes, en païens et même en démons, qu’il n’y en a qui se comportent en véritables chrétiens.
Quelle est la cause d’un si grand mal ? Il y en a plusieurs. Mais l’une des principales est que la plus grande partie de ces mêmes chrétiens est ensevelie dans un tel abîme de ténèbres et dans une si prodigieuse ignorance des choses qui appartiennent à leur profession, que même ils ne savent pas ce que c’est que d’avoir été baptisés. Ils ne connaissent point ce que c’est que d’être chrétiens ; ils ne considèrent presque jamais les grâces indicibles et les faveurs incompréhensibles que Dieu leur a départies par le saint sacrement du Baptême, et ils passent toute leur vie sans penser une seule fois comme il faut aux promesses solennelles qu’ils ont faites à sa divine Majesté, et aux obligations très importantes dans lesquelles ils se sont engagés lorsqu’ils sont sortis de la famille d’Adam pour entrer en celle de Jésus-Christ, par le saint et sacré Contrat qu’ils ont fait avec lui dans leur Baptême.
Saint Jean Eudes
15 x 21 cm, 65 pages

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vendredi 28 août 2009

Nous invitons les lecteurs à ne pas hésiter à consulter les notices, auxquelles nous avons ajouté les tables des matières.

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Joseph de Maistre, Lettres à un gentilhomme russe sur l'Inquisition espagnole

L’Inquisition, ce tribunal qui jugeait la pensée, cette grande institution dont l’idée seule tortille nos petits nerfs et escarbouille nos têtes de linottes, l’Inquisition savait bien que les crimes spirituels étaient les plus grands, et elle les châtiait comme tels… a écrit Barbey d’Aurévilly.

Parmi les œuvres du Comte Joseph de Maistre, ses Lettres sur l’Inquisition espagnole, parues en 1815, sont sans doute celles qui ont le plus contribué à jeter le discrédit sur la Contre-révolution. Monument de pensée archaïque, comble de l’esprit réactionnaire, atroce incompréhension des aspirations de l’homme moderne, son discours indigne jusqu’aux chrétiens…

Comment l’Inquisition a-t-elle pu exister ? Ne s’oppose-t-elle pas foncièrement non seulement aux Saintes-Ecritures, mais encore à l’esprit de l’Evangile ?
Cette nouvelle édition est précédée d’une étude d’A. Sarroux, qui tente de répondre sans a priori à ces questions.


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15 x 21 cm, 203 pages, 135 p.

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jeudi 6 août 2009

Georges Valois, Le Père, philosophie de la famille

Loin des idéologies de Droite comme de Gauche, loin des reconstructions factices de la Cité « idéale » et utopique issues des philosophies humanistes qui suivirent la « Renaissance », Georges Valois dresse ici non pas une théorie mais un tableau de la vocation paternelle.

Au fondement de la Cité se trouve, non pas l’individu, mais la famille ; et la famille constitue le premier corps hiérarchisé, au sommet duquel se trouve le Père. Ce dernier est l’unique modèle d’autorité, étant donné qu’il tire sa légitimité du Père Céleste, et que c’est de l’autorité paternelle que le pouvoir temporel (royal) trouve son origine. Fils par rapport à Dieu, le père terrestre est à ses propres enfants ce que le Père céleste est pour lui: à la fois l’autorité suprême et le garant de la protection et de l’amour nécessaires à la vie.

Dans Le Père, G. Valois se livre plus à une méditation qu’à une dissertation sur son sujet. Il s’inscrit ainsi dans le réalisme chrétien, qui associe dans sa réflexion et la conscience du dessein originel de Dieu pour l’homme, et la présence et les effets de la chute dans tous les domaines de la réalité. Ce faisant, G. Valois esquisse une véritable « philosophie de la famille » entièrement fondée sur les Dix Commandements.

Cet ouvrage, éminemment simple dans sa rédaction, est sans doute le meilleur qui ait été rédigé en Modernité concernant les devoirs et la vocation naturelle et surnaturelle du père.

A l’heure où le Matriarcat s’impose, avec sa pléthore de calamités, Le Père de Georges Valois s’avère être le manuel de base de la reconstruction de la vision chrétienne de la famille et de la Cité. Car, si les principes qui y sont dépeints étaient mis en pratique, il ne fait aucun doute que l’emprise de Satan sur ce monde ne tarderait pas à être ébranlée, au profit du Règne du Christ-Roi !




15 x 21 cm, 203 pages






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